💋 Chapitre 11

Chapitre 11

Theo fixa longuement son amie d’enfance. Il se remĂ©mora leur rencontre Ă  l’hĂŽpital, leurs aprĂšs-midis passĂ©es au parc prĂšs de chez Hanna, sa grande maison oĂč l’ambiance Ă©tait toujours chaleureuse et familiale. Dans les yeux de Hanna, il revoyait ceux de John qui Ă©tait comme le pĂšre qu’il n’a jamais eu.

Theo plongea son regard dans celui de son amie. Il avait toujours trouvĂ© ses yeux spĂ©ciaux. Ils Ă©taient d’une jolie couleur noisette parsemĂ©s de tĂąches bleues qui leurs donnaient un Ă©clat aussi intense que la lumiĂšre des Ă©toiles dans le ciel obscur. On dit que les Ă©toiles que nous apercevons dans le ciel sont dĂ©jĂ  mortes depuis longtemps, que la lumiĂšre que nous voyons est dĂ©jĂ  Ă©teinte.

Les pĂ©tillants yeux de Hanna ne brillaient plus de cette mĂȘme intensitĂ©. Theo semblait assister Ă  la mort d’une Ă©toile. DĂ©sormais, le regard de Hanna Ă©tait comme un diamant qui s’était brisĂ©, parsemant sa poussiĂšre un peu partout. Le dĂ©cĂšs de ses parents avait dĂ©clenchĂ© cette cassure dans son regard, mais le dĂ©part de l’adolescent avait Ă©tĂ© comme un couteau enfoncĂ© dans une plaie bien ouverte.

— Merci, murmura Theo.

— Pourquoi ?

— Juste
 merci.

Theo effleura la chaine en argent qu’il portait autour de son cou. Il attrapa le pendentif du bout des doigts. Son regard se baissa sur le numĂ©ro vingt-trois qui formaient le pendentif.

Hanna l’observa faire en silence. Elle hocha doucement la tĂȘte sans que Theo ne puisse le remarquer. Elle le connaissait depuis dix annĂ©es. Elle savait ce que reprĂ©sentait ce pendentif dans la vie de celui qu’elle appelait autrefois un ami. Ce pendentif reprĂ©sentait la derniĂšre chose que Theo possĂ©dait de son oncle James. L’homme qui lui avait appris non pas seulement Ă  jouer au basket-ball, mais qui lui avait Ă©galement appris qu’avoir une passion dans la vie Ă©tait la chose la plus prĂ©cieuse qu’un ĂȘtre humain pouvait dĂ©tenir. Instinctivement, Hanna effleura le bracelet que lui avait offert sa mĂšre pour ses quinze ans.

— De rien, lui rĂ©pondit-elle.

Theo releva les yeux vers elle. Il l’observa jouer avec son bracelet. Lui aussi comprit ce qu’il reprĂ©sentait aux yeux de son amie. Les deux adolescents restĂšrent silencieux un moment avant d’ĂȘtre interrompu par quelques Ă©lĂšves qui passĂšrent derriĂšre eux. Certains riaient un peu trop bruyamment, d’autres semblent se disputĂ©s, d’autres encore Ă©taient solitaires. Chaque Ă©lĂšve avait une histoire. Tous portaient un masque. Certains endossaient un rĂŽle qui n’était pas rĂ©el, d’autres se montraient tels qu’ils sont vraiment, certains devenaient superficiels. A partir de quel instant le devient-on ? On semble oublier la rĂ©alitĂ©, ce qui faisait de nous des ĂȘtres insouciants et surtout heureux. A quel moment devient-on superficiel, comme si le sens mĂȘme de la vie quittait nos pensĂ©es ?

— On se voit ce soir, chez Brooke ?

— Ah bon ? s’étonna Theo.

Hanna hocha positivement la tĂȘte. Elle ne savait pas rĂ©ellement pourquoi elle venait de proposer Ă  Theo de venir. D’une certaine maniĂšre, elle avait besoin de renouer avec son passĂ©. Ce n’était surement pas la meilleure des dĂ©cisions, peut-ĂȘtre mĂȘme la pire, mais elle avait besoin de Theo, plus que ce qu’elle ne pourrait l’avouer, autant aux autres qu’à elle-mĂȘme et surtout pas Ă  lui.

Hanna s’éclipsa sans un mot supplĂ©mentaire. Elle disparu rapidement avant que Theo ne puisse rĂ©agir de n’importe quelle maniĂšre. Il resta adosser sur un casier un long moment avant qu’une fille aux cheveux d’un rouge flamboyant ne lui demander de s’écarter afin d’accĂ©der Ă  son casier, celui voisin Ă  Hanna.

— DĂ©solĂ©, bredouilla-t-il en s’éloignant.

Theo chercha Ryan dans le couloir bondĂ© d’élĂšves. Il n’avait jamais remarquĂ© Ă  quel point ce lycĂ©e accueillait autant d’étudiants, ou peut-ĂȘtre que son annĂ©e d’absence le lui avait fait oublier. Il trouva Ryan accompagnĂ© de plusieurs de ses coĂ©quipiers dehors. Ils venaient de ranger leurs plateaux repas lorsqu’ils aperçurent Theo se diriger vers eux d’un pas rapide.

— J’ai rĂ©flĂ©chi ! lĂącha-t-il d’une voix presque essoufflĂ©e.

— A propos ? questionna Ryan.

— A propos de ta proposition de rejoindre l’équipe.

Theo reprit doucement son souffle pendant que Ryan arquait un sourcil, attendant patiemment sa rĂ©ponse qu’il espĂ©rait positive.

— Je veux faire partie de l’équipe, finit par dire Theo.

Ryan ne pu s’empĂȘchĂ© de pousser un petit cri victorieux. Il se retourna vers les quelques coĂ©quipiers derriĂšre et leur tapa dans les mains Ă  tour de rĂŽle avant de faire de nouveau face Ă  Theo, son dĂ©sormais nouveau coĂ©quipier. Il lui tapa Ă©galement dans la main avant de lui faire une accolade.

— Viens, on va voir le coach ! annonça Ryan en dĂ©tachant son Ă©treinte.

Ryan salua les autres membres de son Ă©quipe avant d’entraĂźner Theo jusqu’au bureau du coach. Il frappa de deux coups Ă  la porte avant d’entendre un « entrez » depuis l’intĂ©rieur du bureau.

— Coach ! J’ai notre homme !

Theo suivit Ryan d’un pas presque timide. Ils entrĂšrent dans le bureau oĂč il croisa le regard du coach. Il se leva brusquement en l’apercevant.

— Theo Reyes ! Alors la rumeur Ă©tait vraie ! Tu es bien de retour au lycĂ©e !

— Visiblement, rĂ©pondit Theo en chatouillant sa joue nerveusement.

— C’était de lui que je vous parlais mercredi. Lorsque je parlais du futur Dean Crane.

— Quoi ? s’étonna le coach en regardant son capitaine. Et tu ne me prĂ©cises pas que c’était de Theo que tu parlais ? Tu m’aurais fait gagner du temps au lieu de regarder tous ces branques !

Le coach bredouilla une excuse pour lui-mĂȘme, ce qui fit doucement rire Ryan.

— Vous m’avez dit que vous n’étiez pas intĂ©ressĂ© s’il n’était pas sĂ»r de rejoindre l’équipe, justifia Ryan.

— Mais on est en train de parler de Theo Reyes ! Tu as vu ce gars ? interrogea-t-il en pointant du doigt Theo.

L’adolescent recula de quelques centimùtres, surpris par le geste du coach.

— Certains professeurs ont parlĂ© de son retour et puis il y a les bruits de couloir. Mais je voulais le voir de mes propres yeux pour y croire. Et crois-moi, si j’avais su que ce gars Ă©tait de retour, je l’aurai trainĂ© dans notre Ă©quipe par la peau des fesses !

Le coach se laissa lourdement tombĂ© sur son siĂšge. Il scruta longuement Theo qu’il connaissait dĂ©jĂ  puisqu’il faisait partie de l’équipe avant son dĂ©part l’an dernier.

— Tu veux jouer au poste de meneur ? questionna-t-il.

— J’aimerais assez bien, oui
, affirma Theo.

— Si tu veux ce poste, montre que tu es avec nous.

— Je suis avec vous.

— Non, non, non ! s’écria le coach en secouant la tĂȘte de gauche Ă  droite. Sois plus enthousiaste que ça ! Est-ce que tu es avec nous ? rĂ©pĂ©ta-t-il.

— Je suis avec vous !

— Ryan ! Va lui prĂ©parer tout l’équipement


Le capitaine acquiesça d’un signe de tĂȘte avant de quitter le bureau sans un mot. Theo s’apprĂȘta Ă  partir lorsque le coach l’apostropha.

— Qu’est-ce qui t’a fait revenir ? demanda-t-il en se rongeant un ongle.

— J’ai toujours aimĂ© le basket
 depuis que je suis enfant, Ă  vrai. Je suppose que j’ai compris que j’étais fait pour jouer.

— Non. Qu’est-ce qui t’a fait revenir ? rĂ©pĂ©ta-t-il.

Theo poussa un soupir discret en comprenant la rĂ©ponse Ă  laquelle il s’attendait. Il resta silencieux un long moment avant lui rĂ©pondre en toute sincĂ©ritĂ©.

L’adolescent Ă©tait rentrĂ© chez lui directement aprĂšs la fin de ses cours. Sa mĂšre travaillait Ă  l’hĂŽpital de plus en plus rĂ©guliĂšrement afin de payer les plus grosses factures, notamment celle de l’hospitalisation qui Ă©tait trĂšs coĂ»teuse. Theo remarqua un journal ouvert sur les annonces d’appartements dans la rĂ©gion. Il aperçu un trait circulaire entourĂ© une annonce en particulier. Il poussa un soupir avant de refermer le journal et le ranger sur un meuble.

Theo passa la fin de son aprĂšs-midi Ă  effectuer des tĂąches mĂ©nagĂšres. Cela ne l’enchantait pas, comme aucuns adolescents de son Ăąge, mais il le devait et cela lui faisait Ă©galement passer le temps jusqu’à la soirĂ©e chez Brooke. Il avait rĂ©activĂ© son compte Facebook afin d’ĂȘtre tenu au courant de toutes les informations concernant l’heure et le lieu exact oĂč se dĂ©roulait cette soirĂ©e dont il n’avait absolument pas prĂ©vu d’aller avant que Hanna ne lui propose de l’y voir.

Il s’apprĂȘta Ă  dĂ©marrer la voiture que lui avait laissĂ©e sa mĂšre, partie au travail en bus, lorsqu’il entendit son tĂ©lĂ©phone portable vibrer. Il attrapa son tĂ©lĂ©phone rapidement et aperçu le nom de Sara Donovan s’afficher sur l’écran. Il Ă©carquilla briĂšvement les yeux en oubliant un court instant qui elle Ă©tait. Sara lui demandait s’il comptait se rendre Ă  la soirĂ©e de Brooke, mais il ne rĂ©pondit pas. Il ne voulait pas l’y voir. Il ne s’y rendait uniquement pour revoir Hanna et avoir l’opportunitĂ© d’arranger les choses entre eux. Leur discussion du jour avait, certes, amĂ©liorer leur contact, mais il Ă©tait loin d’ĂȘtre pardonner pour son abandon. Car ça en Ă©tait un. Il avait abandonnĂ© Hanna lorsqu’elle avait besoin de lui.

Theo dĂ©marra son vĂ©hicule et roula durant une vingtaine de minutes. Il fut surpris de dĂ©couvrir que Brooke ne vivait pas dans un quartier si huppĂ© que cela malgrĂ© qu’elle possĂšde une immense maison et certainement une piscine privĂ©e. L’adolescent pouvait dĂ©jĂ  entendre les bruits de la fĂȘte retentir depuis le bout de la rue. Il grimaça en imaginant l’issue de cette soirĂ©e. Un voisin finirait par en avoir assez du bruit et tĂ©lĂ©phonerait aux policiers qui arriveraient et arrĂȘteraient les personnes alcoolisĂ©s.

Theo gara son vĂ©hicule Ă  plusieurs mĂštres de l’habitation, ne trouvant pas de places libres plus Ă  proximitĂ©. Il marcha Ă  reculons jusqu’à la porte d’entrĂ©e qui s’ouvrit Ă  la volĂ©e sans qu’il n’eut le temps d’appuyer sur la sonnette d’entrĂ©e.

— Sors ! lñcha Brooke.

Theo croisa le regard d’une jeune femme d’un peu moins de trente ans qui ressemblait Ă©normĂ©ment Ă  Brooke. Il supposa rapidement qu’il s’agissait de sa sƓur aĂźnĂ©e. Cette derniĂšre lui lança un regard sombre avant de quitter le perron en furie. Brooke tamponna rapidement le bas de ses yeux qu’elle levait au ciel avant d’accueillir Theo comme si de rien n’était. Un grand sourire avait dĂ©jĂ  prit place sus son visage.

— Bienvenu ! salua-t-elle.

Brooke le tira Ă  l’intĂ©rieur et lui prĂ©senta rapidement les lieux. Theo Ă©carquillait les yeux lorsqu’il mit les pieds dans l’immense salon qui faisait la taille de sa maison. Brooke l’entraĂźna ensuite Ă  l’extĂ©rieur oĂč il aperçu une piscine et dĂ©jĂ  de nombreuses autres personnes qui tenaient dĂ©jĂ  des gobelets d’alcool entre leurs mains.

— Est-ce que tout va bien ? questionna Theo dans un murmure.

Brooke lui lança un regard furtif. Elle resta silencieuse un court instant avant d’éclater d’un rire nerveux.

— Ne te sens pas obligĂ© de me questionner juste parce que tu m’as entraperçu me disputer avec ma sƓur. C’est toujours la guerre entre nous. Nos parents sont en voyage d’affaires et elle se sent responsable de moi parce qu’elle est adulte et que je suis une adolescente, expliqua rapidement Brooke. Mais je suis une personne responsable ! D’accord ? Je n’ai pas besoin d’elle, ni de toi, ni de personne !

Brooke se mordit la lĂšvre infĂ©rieure. Son corps entier prĂ©sentait des signes de nervositĂ© qu’elle ne savait pas dissimuler. Elle Ă©clata de nouveau d’un rire nerveux avant de laisser Theo en plein milieu du jardin.

Hanna Ă©tait toujours dans sa chambre lorsqu’elle entendit son tĂ©lĂ©phone vibrer sur son bureau. Elle lu rapidement le message de Riley qui lui avait prĂ©alablement demandĂ© si elle souhaitait qu’elle vienne la chercher pour se rendre ensemble Ă  la soirĂ©e. Hanna avait acceptĂ© afin de ne pas prendre son vĂ©hicule. Elle devinait d’avance qu’elle ne trouverait pas facilement une place de parking. Riley l’informa de son arrivĂ©e dans une vingtaine de minutes, ce qui laissa largement le temps Ă  Hanna de terminer de se prĂ©parer. Ses pensĂ©es dĂ©viĂšrent malgrĂ© elle vers Theo.

— Tu es
 waw ! Magnifique ! complimenta Emma.

Hanna pirouetta sur elle-mĂȘme lorsqu’elle descendit dans le salon oĂč sa tante regardait sa sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e quotidienne, un plateau repas posĂ© sur ses genoux.

— Merci, sourit l’adolescente.

Hanna baissa ses yeux vers la robe bleue marine qu’elle portait. Elle enfila une veste noire sur ses bras ainsi qu’une paire de bottines plates.

— Pas de talons ? Taquina Emma.

— Tu m’as dĂ©jĂ  vu porter des talons ?

— Oui.

— Oui, mais lĂ  c’est une soirĂ©e oĂč je sens que je vais souffrir si j’en porte.

— Tu es sublime, peu importe ce que tu portes de toute façon.

— Je ne pense pas que tu tenais le mĂȘme discours lorsque je m’habillais avec des trainings, rĂ©torqua Hanna.

— Tu marques un point !

Hanna Ă©mit un lĂ©ger rire avant d’entendre un bruit de moteur se stopper juste devant la maison. Son cƓur se mit Ă  battre lorsqu’elle repensa aux lumiĂšres des gyrophares et au bruit de la voiture de police qui s’était stoppĂ©e devant la maison pour lui annoncer la disparation de ses parents.

— C’est Riley, annonça Hanna.

— Amusez-vous bien et soyez responsables !

— Promis ! Bonne soirĂ©e !

Hanna quitta prĂ©cipitamment la maison pour rejoindre sa meilleure amie dans son immense vĂ©hicule. Hanna esquissa un sourire en apercevant la petite tĂȘte blonde de Riley dĂ©passĂ© par son carreau ouvert. Elle se demandait toujours comment une si petite personne pouvait conduire une si grande voiture.

— Je n’arrive toujours pas Ă  croire que nous avons Ă©tĂ© invitĂ© Ă  une soirĂ©e de Brooke Barnes, dit Riley lorsque Hanna boucla sa ceinture de sĂ©curitĂ©.

— Et chez elle, rajouta Hanna.

— C’est un truc de dingue !

Riley sautilla sur son siÚge. Elle parti doucement en avant en appuyant trop brusquement sur la pédale de frein.

— Doucement, se moqua Hanna.

Riley lui tira la langue avant de poursuivre la route jusqu’à la maison de la capitaine des cheerleaders. La route dura une trentaine de minutes qu’elles firent passer en Ă©coutant de la musique Ă  fond et Ă  chanter Ă  tue-tĂȘte comme elle le faisait Ă  chacune de leurs sorties nocturnes.

Riley coupa le son de la radio lorsqu’elle tourna dans la rue de Brooke.

— Tu as mal coupĂ© la radio, je crois
 lui dit Hanna en regardant l’autoradio.

— Non, il est Ă©teint. Ca vient de chez Brooke cette musique.

— Si fort ? s’étonna Hanna en fronçant les sourcils.

— J’espĂšre que ses voisins ne vont pas tĂ©lĂ©phoner Ă  la police.

— C’est Brooke. Les soirĂ©es, elle est habituĂ©e. Je suppose qu’elle a prĂ©vu un plan pour ne pas ĂȘtre dĂ©rangĂ©.

— J’espùre, grimaça Riley en cherchant une place de parking.

Riley trouva une place dans une des rues adjacentes Ă  celle de Brooke. Les deux amies marchĂšrent jusqu’au perron de l’habitation. Brooke leur ouvrit rapidement la porte et leur prĂ©senta les diffĂ©rentes piĂšces qui Ă©taient dĂ©jĂ  noires de monde.

— Donc, ça ressemble Ă  ça une soirĂ©e chez Brooke, lĂącha Riley.

La petite blonde attrapa deux gobelets en plastique sur une table de jardin. Elle en tendit un Ă  Hanna avant de boire une gorgĂ©e de celui qu’elle garda dans les mains. Elle se rendit rapidement compte qu’il ne s’agissait pas d’eau mais de vodka.

— Tu croyais quoi ? se moqua Hanna en reposant le gobelet sur la table.

— Tu aurais pu me prĂ©venir ! rĂąla faussement Riley en vidant le reste du liquide sur l’herbe.

— Ce n’est pas une raison pour tout salir.

— Oh, c’est bon. Ca se passe comme ça dans les soirĂ©es, non ? Tu n’as jamais regardĂ© American Pie ?

— Au moins dix fois avec toi, rit Hanna.

L’adolescente Ă  la robe bleue se retourna afin d’observer les personnes prĂ©sentes. Certains plongeaient dans la piscine sans aucunes gĂȘnes, Ă©claboussant les personnes qui se trouvaient Ă  proximitĂ© du grand bassin. Elle cru apercevoir Theo parmi la foule qui semblait discuter avec l’un des basketteurs. Elle esquissa un faible sourire en coin en repensant Ă  leur discussion un peu plus tĂŽt dans la journĂ©e.

— Jana ne sera pas venir, annonça Riley en fixant son tĂ©lĂ©phone portable.

— Ca ne m’étonne pas et Allison ne vient pas non plus, mais elle nous l’avait dit d’avance.

— C’est toi et moi contre le reste du monde, je suppose.

— Nous, rectifia Hanna en attrapant la main de son amie.

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5 réflexions sur “💋 Chapitre 11

  1. histoirescecile13 dit :

    J’ai aimĂ© lorsque tu compares l’Ă©clat des yeux de notre hĂ©roĂŻne Ă  celles des Ă©toiles dans le ciel. Magnifiquement bien dĂ©crit ! Cette soirĂ©e promet sans doute de bien meilleures retrouvailles entre ThĂ©o et Hanna ! J’aime bien la complicitĂ© des deux meilleures amies. Merci pour cette lecture Alessandra ♄ ♄ ♄. C’est toujours un plaisir. Gros bisous

    Aimé par 1 personne

    • Alessandra dit :

      Ohh merci 🙂 je ne peux rien dire, mais je pense que tu aimeras les scĂšnes entre Theo et Hanna 🙂 Je suis contente que tu aimes leur amitiĂ© 🙂 elle sera mise en avant dans les chapitres suivants 🙂
      Merci Ă  toi de suivre cette histoire et pour tes jolis mots et encouragements Ă  chaque fois ❀
      Gros bisous CĂ©cile ♄

      Aimé par 1 personne

      • histoirescecile13 dit :

        Tes Ă©crits viennent du coeur. Le plus important de tout : c’est d’ĂȘtre lu….et qu’on apprĂ©cie tes Ă©critures. Pour ma part, je trouve que tu as un rĂ©el talent. Et ce ne sont pas que des compliments. C’est sincĂšre. Je t’embrasse bien fort ♄♄♄♄

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