💋 Chapitre 42

Chapitre 42

Leur baiser fut interrompu lorsqu’une bande de jeunes âgés dans les environs des quatorze ans passèrent à côté d’eux en riant. Cette attitude idiote fit rire intérieurement Theo. Il y a près de quatre ans, il aurait eu exactement la même remarque. Il trouvait cela assez étonnant de voir à quel point quatre ans et une période courte, mais suffisamment longue pour changer notre manière de penser.

— Les jeunes, se moqua Theo.

— Tu le dis comme si nous étions vieux.

— C’est parce que je veux vieillir avec toi.

Hanna expira sa grande bouffée d’air. Une immense joie parcouru son corps entier. Un sourire se dessina sur son visage alors que Theo l’embrassait sur le bout de son nez.

— Tu es en train d’essayer maladroitement de me faire une demande en mariage ?

— Tu es magnifique, répondit-il. Je te trouve que tu es la plus belle femme au monde. Et oui, j’aimerais t’épouser un jour. Je mettrai mon genou par terre dans cinq ans jour pour jour. Quand nous aurons fini l’université et que nous aurons déjà passé de magnifiques et parfaites années en tant que couple.

— Jamais personne ne m’avait dit de telle chose, répondit Hanna d’un ton émue.

— Je l’espère. Je veux être le premier et le dernier à te dire à quel point je suis fou amoureux de toi, Hanna Sampson. Je t’aime comme il ne peut pas être permis d’aimer. J’ai peur de te perdre à chaque instant. J’ai peur que tu me glisse des doigts en emportant mon cœur avec toi. J’ai peur que tu l’écrases entre tes mains et que tu le rendes poussière. Ma peur renforce mon amour pour toi. Et… je ne sais pas comment te le dire autrement. Je n’ai pas regardé suffisamment de… d’accord, je n’ai regardé aucuns films d’amour pour savoir quels sont les mots à dire.

Hanna se mordilla la lèvre inférieure en collant son front contre celui de Theo. Elle pouvait sentir la chaleur de son corps la réchauffé dans la légère brise.

— Tu es la personne plus merveilleuse au monde, Theo. Parfois, j’ai l’impression que tu te doutes de qui tu es, mais sache que je ne douterai jamais de toi. J’ai une confiance aveugle en toi. Tu es l’amour de ma vie. Et j’ai peut-être regardé un peu plus de films d’amour que toi, mais cela n’aide pas lorsqu’il s’agit d’ouvrir son cœur. C’est la chose la plus intimidante au monde. Et si tu as peur, sache que tu n’es pas le seul. Je suis tout autant effrayée à l’idée de te perdre. Et cette peur renforce mon amour pour toi.

Les deux adolescents échangèrent un baiser interrompant leur première déclaration d’amour. Ils prolongèrent le baiser durant plusieurs minutes avant que Hanna ne le rompe.

— Je ne veux plus aller au restaurant.

— Non ? Tu veux aller quelque part d’autre ?

— Ta mère travaille ce soir, n’est-ce pas ?

— Oui, pour… quoi ? demanda Theo en comprenant soudainement. Tu es sûre ?

— Je ne veux plus discuter de cette façon, Theo. Je t’aime et je veux que ça soit toi.

— Il faut que je passe à la pharmacie d’abord, murmura-t-il.

Hanna éclata d’un petit rire nerveux. Elle donna un léger coup de poing contre l’épaule de Theo.

— C’est moins romantique maintenant, rit-elle en rougissant.

— Je suis désolé, mais on fera des enfants quand on aura au moins fini le lycée.

— D’accord, Theo. Stop ! rit-elle de plus belle. C’est très gênant quand tu le dis oralement.

Les deux jeunes amoureux rentrèrent à l’appartement de Theo. Hanna n’y était plus venue depuis qu’il avait cassé les divers cadres et vases et elle ne manqua pas de remarquer leurs absences non remplacées par d’autres objets divers.

— J’ai fait du ménage, blagua-t-il nerveusement.

— Je vois ça…

Theo l’embrassa en la plaquant doucement contre un mur. Il enleva avec délicatesse la fine veste qu’elle portait et la fit glisser sur le carrelage. Hanna fit passer le t-shirt de Theo par-dessus sa tête, dévoilant ainsi son torse musclé. Elle se mordilla la lèvre inférieure en l’observant, ce qui fit sourire le jeune homme. Ils continuèrent à s’embrasser tout en enlevant chacun à leur tour une pièce des vêtements qu’ils portaient. Theo l’entraîna dans sa chambre en récupérant les vêtements sur le sol et les laissa tomber une fois la porte refermée derrière eux. Il enleva ensuite le t-shirt de Hanna, ce qui la fit rougir lorsque ses yeux se posèrent sur son corps.

— Tu es parfaite, rassura Theo.

Hanna l’embrassa en entourant son corps de ses fins bras. Elle appuya involontairement au niveau des côtes de Theo, ce qui lui arracha un petit gémissement de douleur.

— Qu’est-ce que tu as ? questionna-t-elle.

— Je me suis blessé à l’entraînement.

— Et tu ne devrais pas être en repos au lieu d’être sur le terrain.

— Si, je devrais.

Theo lui adressa un clin d’œil, ce qui provoqua un soupir agacé de la part de Hanna. Il coupa court à cette conversation muette en l’embrassant de nouveau.

— Tu es sûre ? demanda-t-il une nouvelle fois.

— Je suis sûre, affirma Hanna. Je t’aime.

Theo esquissa un sourire avant de déposer ses lèvres contre celles de la jeune fille. Son cœur battu à la chamade durant toute leur première conversation corporelle. La concrétisation d’un amour que tous deux espéraient sans fins.

Hanna ouvrit doucement les yeux le lendemain matin. Les rayons du soleil éclairaient le visage de Theo encore endormi. Elle esquissa un petit sourire lorsqu’elle l’entendit grommeler dans son sommeil comme un bébé. Hanna passa doucement une main sur sa joue avant de décider de se lever. Elle aurait souhaité resté là pour toujours, mais cela lui semblait irresponsable un jour de semaine scolaire.

Elle partit prendre une douche rapide puis enfila un t-shirt dans la garde robe de Theo qui lui arriva à la mi-cuisse. Elle se réinstalla silencieusement aux côtés de Theo qui dormait toujours paisiblement. Hanna regarda l’heure qui affichait à peine 6h20. Elle était le genre de fille à se réveiller tôt, peut-être un peu trop. Elle tua le temps en attrapant son téléphone portable où elle commença la lecture d’une histoire sur une plateforme de partage. Hanna préférait la sensation du papier fin entre ses doigts, mais appréciait également la possibilité de lire sur un appareil technologique. Elle était tiraillée entre deux univers différent. L’un était l’ancien, l’autre le futur.

Hanna sursauta légèrement lorsqu’elle sentit Theo lui donner un coup de pied involontairement à travers les draps. Elle posa son téléphone sur la table de chevet et observa l’adolescent s’agiter à ses côtés. Des gouttes de sueur coulaient le long de ses temps alors que ses paupières se crispèrent.

— Non… non… pourquoi… pourquoi… vous… non…

— Theo ?

Hanna essaya de le réveiller en le secouant. Les yeux de Theo s’ouvrirent quelques instants plus tard. Il semblait encore sous le choc de son cauchemar lorsqu’il croisa le regard surpris de Hanna à ses côtés.

— Est-ce que ça va ? demanda-t-elle.

— Hanna ? Qu’est-ce…

— Tu as fait un cauchemar, expliqua-t-elle.

— Oh.

Theo resta silencieux un moment en enfuyant son visage dans son oreiller. Il se redressa après quelques secondes et observa Hanna. Un sourire illumina son visage.

— Tu as pris l’un de mes t-shirt, fit-il remarqué en souriant.

— Oui. Ca t’arrive souvent ?

— De voir ma petite amie porter un de mes t-shirts ? C’est la première fois.

— Non, tes cauchemars ! rétorqua Hanna d’un ton mi-amusée, mi-agacée.

— Oh… non… parfois.

— Tu veux en parler ?

— Non. Je ne m’en rappelle déjà plus.

— Tu es sûr ?

— Je suis sûr, affirma Theo.

Theo passa un bras sur le ventre de Hanna et lui embrassa l’épaule à travers le tissu du t-shirt.

— Est-ce que…

— C’était parfait, coupa-t-elle en l’embrassant.

— Je ne me suis même pas brosser les dents.

— Pas grave, répondit Hanna en haussant les épaules.

Elle inclina davantage son visage et embrassa une nouvelle fois Theo avant que la sonnerie de son réveil ne retentisse, les faisant sursauter tous les deux en même temps. Hanna observa l’heure qu’affichait le cadran : 6h45.

— Désolé, j’ai oublié de le couper hier soir, grimaça Theo.

Il appuya contre le bouton d’arrêt avant de reporter son attention sur Hanna qui lui souriait, le regard brillant de milles étoiles. Theo replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille en se mordillant la lèvre inférieure.

— Je t’aime, dit-il.

— Je t’aime, répondit-elle.

Les deux amoureux restèrent quelques minutes de plus collé l’un à l’autre avant que le ventre de Hanna ne gargouille.

— Désolé, j’ai déjà faim, rit Hanna.

— Je vais préparer le petit déjeuner.

— D’accord. Je vais me rhabiller pendant ce temps-là.

— Sinon, on peut prendre le petit déjeuner au lit et même y rester toute la journée.

— Si seulement c’était possible.

— Ca l’est, dit-il malicieusement.

— J’aimerais, mais je ne veux pas manquer les cours.

— Comme tu veux, sourit Theo.

Theo se leva péniblement et quitta la chambre pour rejoindre la cuisine où il prépara un petit déjeuner qu’il plaça sur un plateau. Il retourna dans la chambre où il observa Hanna enfiler sa tenue de la veille. Un sourire se dessina instinctivement sur son visage.

— La prochaine fois, je prendrai des vêtements de rechange, annonça Hanna.

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