« La barrière Santaroga » par Frank Herbert

★★☆☆☆

Résumé :

Gilbert Dasein est un jeune et brillant psychologue de l’université de Berkeley. On lui demande un rapport sur la vallée de Santaroga dont les habitants semblent résister à l’implantation d’un magasin. Dans ce petit monde, il n’y a ni fous ni délinquants, mais quelque chose doit porter malheur aux étrangers : deux enquêteurs ont déjà été tués accidentellement. Dasein, lui, n’a pas oublié la belle Jenny Sorge, native de Santaroga, qui fut son étudiante à Berkeley. Il accepte la mission avec l’espoir de la revoir. Curieuse vallée : vieilles bâtisses, vielles machines, gens renfrognés… Jusqu’à ce qu’on reconnaisse en lui l’ami de Jenny. Alors l’accueil devient chaleureux et Dasein, libre de faire ce qu’il veut, ne comprend pas pourquoi lui arrivent tous ces accidents. Où est l’invisible barrière Santaroga ? Espérons que Dasein saura la trouver avant d’y laisser sa peau.


Écrire cette critique me semble compliquée parce que je ne sais pas quoi penser de cette lecture que je viens à peine de terminer en attendant l’acquisition de nouveaux livres. Longtemps rangé dans ma bibliothèque, j’ai toujours été attirée par la couverture que propose Pocket sans jamais oser me lancer.

J’ai finalement franchi le pas pour en ressortir… complètement frustrée ! L’histoire conte celle de Gilbert Dasein, brillant psychologue chargé de découvrir le secret que dissimule la vallée de Santaroga. Rapidement, nous découvrons des habitants froids, distants, et qui rejettent les étrangers sans détour. Jusqu’à ce qu’on reconnaisse en lui l’ami de Jenny, une native et amante de Dasein. Cependant, l’ambiance reste étrange. On sent que Dasein demeure à demi étranger et un tas « d’accidents » – qui ressemblent davantage à des tentatives de meurtre que l’on veut justifier comme accidents –  surviennent.

Dasein se questionne, et jamais aucune réponse ne nous est véritablement apportée. Nous sommes autant perdu que le protagoniste principal, et même lorsque quelques éléments nous sont révélés, nous peinons fortement à les comprendre, à trouver la logique. Le roman est catégorisé de science-fiction, mais je l’aurais davantage placé dans la catégorie du paranormal. Après tout, nous apprenons rapidement qu’une sorte d’ingrédient (le Jaspé) a une importance très grande dans le comportement des natifs de la vallée.

Concernant le style d’écriture, je l’ai trouvé à la fois simple et compliqué. Les phrases ne possèdent pas de vocabulaire qui nécessitent un dictionnaire à proximité, mais les tournures paraissent parfois lourdes. De plus, la façon dont les dialogues sont rédigés nécessitent une attention très particulière puisque nous ne comprenons pas toujours qui parle… Je pense que certaines erreurs de traduction sont à notées, du moins dans la version du roman que je possède. Je ne sais pas s’il a été réédité et corrigé entre-temps… Je n’ai pas non plus compris pourquoi on appelle Gilbert Dasein « Daniel » alors que jamais on nous a expliqué qu’il s’agissait d’un éventuel deuxième prénom… Pourtant, celui-ci apparait dans les premiers chapitres à plusieurs reprises et, à nouveau, il faut s’accrocher pour comprendre que Daniel = Gilbert Dasein.

J’ai beaucoup eu de mal à accrocher aux personnages. Je les trouve dépourvu de charisme voire d’intérêt. J’ai davantage l’impression qu’ils sont présents simplement parce que la vallée devait être habitée. L’histoire qui lie Jenny et Dasein est inexploitée. En lisant le résumé, on pense simplement que la jeune femme a été une élève que Dasein trouvait belle sans pour autant qu’ils aient eu une relation sentimentale. Une fois leurs retrouvailles effectuées, l’idée d’un mariage entre eux se fait presque aussitôt. On nous montre un couple dont on n’a pas le temps de connaître.

Au final, et c’est ce que je déplore dans ce livre, c’est que plus on tourne les pages et moins on comprend où l’histoire nous emmène. Qu’est-ce que l’on veut raconter ? Même après avoir terminé ma lecture, j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre ce que j’ai lu.

Cependant, quelques interrogations sur la nature de la société ont été posées. On nous parle d’une société qui veut la paix mais qui ne peut s’empêcher de faire la guerre, une société où personne ne prend soin de personne au contraire de la Vallée, et ça serait les raisons pour lesquelles les Santarogans n’apprécient pas la venue des étrangers à long terme : parce qu’ils voient en eux la menace du malheur, de la destruction qu’ils apporteraient avec eux. A Santaroga, tout n’est que paix et bonheur. C’est ce que les habitants veulent prouver, mais Dasein cherche le moindre défaut, et l’absence d’enfants est une des preuves les plus solides qu’il aura trouvé…

Cette critique est sans doute un peu brouillon, mais l’histoire est assez complexe à analyser. Je ne dis pas avoir détester ma lecture, mais je ne peux pas vous dire l’avoir apprécié pour autant, ce qui m’a frustrée comme précisé au début de cet article. La fin est considérée comme ouverte, mais, personnellement, je la trouve plutôt bien réalisée puisqu’on déduit facilement la décision finale de Dasein entre rester ou partir de la Vallée.

Publicités

4 réflexions sur “« La barrière Santaroga » par Frank Herbert

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s