🎄 Nouvelle : Entre chien et loup

La nuit Ă©tait belle et sombre. Le ciel avait prit des teintes de bleu marine et Ă©tait parsemĂ© de petits points blancs ainsi que d’un quart de lune argentĂ©. Dans une petite rue en pĂ©riphĂ©rie de la ville, les pavillons Ă©taient calquĂ©s les uns sur les autres. De la benne Ă  ordure sortie quelques heures plus tĂŽt et Ă©tincelantes sous les quelques Ă©clairages publics, aux cours avant dont les gazons Ă©taient fraĂźchement coupĂ©s et dont l’odeur de l’herbe atteignait encore les narines des passants, aux bacs en plastique contenant habituellement des fleurs de tout types sans oublier le traditionnel panier de basket accrochĂ© sous un garage au volet fermĂ©. Tout Ă©tait vraiment trĂšs beau dans ce quartier rĂ©sidentiel.

Le jour, les enfants jouaient dans les rues sans ĂȘtre dĂ©rangĂ©s par des voitures ou trĂšs rarement lorsqu’un adulte rentrait de sa journĂ©e de travail. Tous les voisins se saluaient avec une politesse surdimensionnĂ©e, un sourire surfait comme si une aiguille remplie de botox avaient figĂ©es leurs lĂšvres vers le haut. Tout Ă©tait trop beau pour ĂȘtre authentique. Pourtant, ça l’était. D’une certaine maniĂšre.

L’intĂ©rieur du domicile d’Alise Ă©tait rangĂ© d’une façon trĂšs neutre. Il n’y avait rien de particuliĂšrement moderne malgrĂ© son jeune Ăąge ; elle avait fĂȘtĂ© ses vingt-quatre ans quelques semaines plus tĂŽt. Elle vivait seule depuis moins d’un an, dans cette maison hĂ©ritĂ©e d’une dĂ©funte tante qu’elle n’avait mĂȘme pas connue. Elle ne s’en Ă©tait pas plainte, heureuse de pouvoir prendre une indĂ©pendance bien mĂ©ritĂ©e. Le calme lui fit le plus grand bien. Mais elle n’aimait pas non plus le silence complet. C’est pourquoi une vieille radio rĂ©cupĂ©rĂ©e chez ses parents crachait des ses baffes bouchĂ©es par de la poussiĂšre irrĂ©cupĂ©rable un son des annĂ©es quatre-vingt, sa dĂ©cennie favorite – bien qu’elle ne l’eut jamais vĂ©cue – nĂ©e dans les annĂ©es quatre-vingt-dix.

La jeune femme n’avait pas Ă©tĂ© prĂ©sente de la journĂ©e pour embellir son lieu de vie. Pour cause, elle travaillait Ă  des horaires trĂšs contraignants et extrĂȘmement flexibles. Elle rĂ©ussit, cependant, Ă  trouver force et motivation pour rendre sa piĂšce principale plus attrayante au cas oĂč un quelconque invitĂ© dĂ©ciderait de lui rendre une visite Ă  l’improviste. Elle n’attendait jamais personne, mais sait-on jamais ce que le sort nous rĂ©serve, songeait-elle. Le sĂ©jour se transforma rapidement en un champ de bataille oĂč guirlandes et boules de NoĂ«l se mĂȘlaient. Quelques heures et un passage de balai magique plus tard, l’endroit rayonnait de milles lumiĂšres.

Alise passa une main sur son front, essuyant une fausse sueur. Elle constata avec fiertĂ© le fruit de ses efforts. Tout Ă©tait parfait pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e. NoĂ«l Ă©tait sa fĂȘte prĂ©fĂ©rĂ©e. Elle adorait toute la magie que cela apportait dans les cƓurs des individus. Et ce n’était pas qu’une question de magie, il s’agissait aussi d’espoir, comme si, dans sa hotte, le pĂšre NoĂ«l en distribuait par petit coup de poussiĂšre magique.

La jeune femme demeurait une grande enfant, croyant encore aux comptes de fĂ©es. Elle n’était pas idiote et savait que tout cela Ă©tait dans sa tĂȘte. Y croire permettait de moins voir les choses en noir et d’empĂȘcher un sourire hypocrite de se figĂ© Ă  tout jamais sur son visage. NoĂ«l Ă©tait dĂ©finitivement la fĂȘte qu’elle prĂ©fĂ©rait. C’était comme si elle attendait ce jour si particulier afin de vivre tous les moments magiques qu’elle ne vivait jamais durant le reste de l’annĂ©e.

A quelques rues de lĂ , une maison bien plus grande se dressait en haut d’une route montante. C’était certainement le domicile le plus imposant du quartier. Le propriĂ©taire avait profitĂ© de l’argent qu’il gagnait pour pouvoir se permettre une telle acquisition. C’était un besoin artificiel, tout comme la belle voiture garĂ©e Ă  l’intĂ©rieur de son garage et celle restĂ©e Ă  l’extĂ©rieur, prenant froid durant la nuit. MalgrĂ© toute l’apparence superficielle que cet individu dĂ©gageait, il Ă©tait loin d’ĂȘtre imbus de sa personne. Ce n’était qu’une carapace. Sa maison Ă©tait facilement reconnaissable en cette paisible nuit puisqu’elle Ă©tait la seule Ă  ne pas ĂȘtre illuminĂ©e de dĂ©corations d’extĂ©rieur Ă  l’effigie du traineau du pĂšre NoĂ«l.

NĂ©o dĂ©testait cette fĂȘte. Il considĂ©rait que c’était la pĂ©riode de l’annĂ©e oĂč l’hypocrisie Ă©tait Ă  son apogĂ©e. Il dĂ©testait les dĂ©corations, les enfants qui jetaient des boules de neige contre ses carreaux, les rires des gens qui Ă©claboussaient les autres d’un bonheur malsain. Il n’avait jamais compris ce que cette fĂȘte avait tant de particulier. Pour lui, c’était uniquement une fĂȘte commerciale, une fĂȘte pour prĂ©texter des achats compulsifs d’objets futiles, un prĂ©texte pour se rĂ©unir en famille et Ă©changer des mots que personne ne pense. Il n’était mĂȘme pas sĂ»r de connaĂźtre le gars assis au fond de la longue table et qui n’arrĂȘtait pas de piquer avec un cure-dent les petits carrĂ©s de fromage placĂ© dans un bol en plastique quelconque.

C’est pourquoi, cette annĂ©e, il avait dĂ©cidĂ© de n’inviter aucuns membres de sa famille. Il ne voulait voir personne, entendre la voix niaise de personne et encore moins le rire idiot d’une tante Ă©loignĂ©e qui l’irritait tout particuliĂšrement. NĂ©o ne dĂ©testait pas NoĂ«l. Il haĂŻssait NoĂ«l.

Sa maison n’était pas dĂ©corĂ©e et il Ă©tait habillĂ© d’un vieux training qu’il avait trouvĂ© dans le fond d’un placard. NĂ©o Ă©tait assis devant la tĂ©lĂ©vision, une biĂšre Ă  la main, une pizza sur le tissu de son canapĂ© qui en garderait surement une tĂąche de graisse ; il en rachĂšterait un nouveau. NoĂ«l Ă©tait dĂ©finitivement la fĂȘte qu’il dĂ©testait le plus. C’était comme s’il apprĂ©hendait l’arrivĂ©e de cette date pour ne pas devoir Ă  vivre ce jour tragique qu’il ne vivait pas le reste de l’annĂ©e.

Les maisons Ă©taient toutes dĂ©corĂ©es depuis une semaine. La fĂȘte tant attendue ou tant redoutĂ©e allait bientĂŽt ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e. A l’occasion, certains prĂ©voyaient mĂȘme quelques feux d’artifices aux couleurs vertes et rouges, traditionnelles de NoĂ«l. C’était un aprĂšs-midi bien ordinaire lorsqu’Alise se baladait dans les rues enneigĂ©es, bonnets Ă  pompon vissĂ© sur le haut de son crĂąne, masquant ainsi les racines de ses cheveux de blĂ©s. Des gants en laine recouvraient ses mains qui Ă©taient tout de mĂȘme gelĂ©es. Elle stoppa sa balade lorsqu’elle aperçu la seule maison qui ne possĂ©dait aucune dĂ©coration. L’unique qui possĂ©dait pourtant les moyens financiers de construire des choses Ă©poustouflantes.

Sa surprise dicta ses jambes et son doigt se retrouva Ă  appuyer contre la sonnette de la porte. Elle attendit plusieurs longues minutes avant d’entendre un bruit depuis l’intĂ©rieur du domicile. Elle sautillait lĂ©gĂšrement sur place pour se rĂ©chauffer. La porte s’ouvrit finalement sur un jeune homme d’à peu moins de trente ans et dĂ©jĂ  trĂšs riche. Un jeune entrepreneur qui avait eu de la chance, se dit-elle.

— C’est pourquoi ? interrogea froidement le propriĂ©taire.

— Euh
 Bonjour, je
 euh


Alise fut tellement dĂ©concertĂ©e par le manque d’amabilitĂ© de l’hĂŽte qu’elle ne fit que bĂ©gayer. Elle secoua lĂ©gĂšrement son visage afin de replacer ses idĂ©es dans le bon ordre.

— Je voulais simplement vous souhaitez un Joyeux NoĂ«l ! Puise cette fĂȘte vous apportez tout ce que vous dĂ©sirez ! rĂ©ussit-elle Ă  articuler.

NĂ©o Ă©clata d’un rire sonore. Le genre de rire moqueur, qui glace le sang de celui qui l’entend. Ses bras se croisĂšrent contre son torse couvert d’un haut de training dĂ©lavĂ©. Il jaugea Alise de la tĂȘte au pied, ce qui dĂ©plut fortement Ă  la jeune femme qui s’efforça, cependant, de ne pas le montrer.

— Ca vous arrive souvent de sonner aux portes des inconnus pour souhaiter votre connerie ?

— Euh
 Non
 Je
 C’est


DĂ©cidĂ©ment, chaque mot prononcĂ© par cet Ă©trange homme coupait la parole Ă  Alise. Elle eut l’impression de recevoir un coup de poing en plein estomac qui lui coupait la respiration et l’empĂȘchait de constituer une rĂ©ponse normale. Elle secoua de nouveau la tĂȘte alors que le bout de son nez devenait de plus en plus rouge Ă  cause de la tempĂ©rature glaciale.

— Seulement chez vous ! confia-t-elle d’un air faussement assurĂ©. Votre maison est si triste, constata-t-elle. Et vous, vous ĂȘtes amer ! MalgrĂ© tout, j’aimerais vous apporter un peu de magie dans votre vie


— La magie, rĂ©pĂ©ta NĂ©o. Que je sache, la magie ne ramĂšne pas les morts Ă  la vie. Merci quand mĂȘme pour vos vƓux, remercia-t-il d’un ton hypocrite. Rentrez chez vous ou
 faites ce que vous voulez mais ne revenez plus ici.

Alise tourna les talons, prĂȘte Ă  quitter au plus vite l’environnement qui volait petit Ă  petit son bonheur. Son inconscience la fit faire volte face et interrompre le geste d’une porte claquĂ© violemment devant son nez. Elle plaça la main contre la porte afin de la retenir et croisa de nouveau le regard du propriĂ©taire dont le regard fulminait.

— La magie ne peut peut-ĂȘtre pas ramener les morts Ă  la vie, concĂ©da-t-elle. Mais ce n’est pas son objectif ! La magie, c’est l’espoir qu’une vie meilleure peut s’offrir Ă  vous. Je ne sais pas qui avez-vous perdu, mais je suis certaine que cette personne ne souhaiterait pas vous voir ainsi ! Je suis sĂ»re que cette personne aimerait que vous profitiez de NoĂ«l et que vous vous laissiez submerger par la magie qui vous entoure ! Parce que vous ne pouvez peut-ĂȘtre plus voir ni parler Ă  ce proche disparu, mais la magie vous transmet ses pensĂ©es et c’est votre cƓur qui les entendra si vous le lui permettez !

Alise marqua une pause qui lui permit de reprendre son souffle.

— Bonne fin de journĂ©e, monsieur ! conclut-elle.

NĂ©o referma la porte sans prendre la peine de rĂ©pondre Ă  la jeune femme qui l’avait dĂ©rangĂ©. Il se contenta de retourner s’affaler sur son canapĂ©, Ă©cran de tĂ©lĂ©viseur allumĂ© sur une chaĂźne quelconque et complĂštement stupide. Il sirota une Ă©niĂšme tout en regardant son propre reflet dans la bouteille en verre. Ses cheveux d’ébĂšnes Ă©taient Ă©bouriffĂ©s et des cernes violets se dessinaient sous ses petits yeux gris. Il faisait peur Ă  voir, il devait bien l’admettre.

Laisser entrer la magie
 Il entendit la voix de la jeune femme dans son esprit. Il tenta de penser Ă  autre chose, mais tout le ramener Ă  ces paroles. Laisser entrer dans la magie n’était pourtant pas dans ses attentions. Parce que laisser entrer la magie reviendrait Ă  lui faire revivre cette soirĂ©e horrible.

Cette soirĂ©e oĂč il Ă©tait mort en mĂȘme temps que lui. Celui qu’il aimait plus que tout. Son frĂšre, son sang, son tout.

Il y a deux ans d’ici, il ne vivait pas encore dans cette grande demeure superficielle. Il habitait encore chez ses parents et adorait aidĂ© sa mĂšre Ă  mettre les couverts sur la table, un sourire toujours accrochĂ© aux lĂšvres. Il avait parlĂ© avec son petit frĂšre au tĂ©lĂ©phone afin de lui demander de se dĂ©pĂȘcher ; la dinde Ă©tait presque prĂȘte et tous allaient bientĂŽt passĂ©s Ă  table. Comme d’habitude, il Ă©tait le dernier arrivé !

Tous s’installĂšrent Ă  table et s’apprĂȘtĂšrent Ă  se servir lorsqu’ils entendirent une voiture se garer devant le domicile. NĂ©o se souvenait encore des paroles de sa mĂšre. « Enfin, Jimmy est là ! »

NĂ©o ne la laissa pas se lever pour ouvrir ; cet idiot de Jimmy avait oubliĂ© les clĂ©s et se faisait d’autant plus remarquĂ© en ayant appuyĂ© sur la sonnette d’entrĂ©e !

Mais lorsqu’il ouvrit la porte, ce n’était pas son frĂšre qu’il vit, mais un homme en uniforme. Un policier. Et dĂšs que son regard croisa le sien, il sentit la magie s’envoler, loin de lui, loin de son cƓur.

Jimmy Ă©tait mort. Un conducteur imbibĂ© d’alcool l’avait percutĂ© de plein fouet alors qu’il traversait une rue. L’individu avait prit la fuite et aucun tĂ©moin n’avait pu relever une plaque d’immatriculation ou reconnaĂźtre le modĂšle de la voiture. Il n’y avait aucun moyen de retrouver la personne qui avait volĂ© la magie du monde de NĂ©o


Alise rentra chez elle. La magie l’avait quittĂ© pour aujourd’hui. Elle ne savait pas oĂč elle Ă©tait partie, mais elle n’était plus dans son cƓur. Elle termina tout de mĂȘme de dĂ©corer son sapin de NoĂ«l. Son cƓur Ă©tait lourd, l’envie n’y Ă©tait pas, mais la derniĂšre Ă©tape Ă©tait la plus importante ; elle ne pouvait pas l’ignorer.

Ses souvenirs remontĂšrent doucement Ă  la surface et la ramenĂšrent deux ans en arriĂšre, lorsqu’elle Ă©tait encore une jeune femme inconsciente.

— Juste un verre ! dit-elle à son meilleur ami.

Elle Ă©tait assise sur le tabouret du bar dans lequel elle travaillait pour payer sa voiture. Elle s’apprĂȘtait Ă  partir lorsque Marco Ă©tait arrivĂ©, accompagnĂ© de son petit ami. Un verre, ce n’était rien, s’était-elle dite.

Du premier verre s’en Ă©tait enchaĂźnĂ© quatre autres. Ses jambes la tenaient encore debout et sa vue n’était pas trop floue, alors elle dĂ©cida qu’elle pouvait quand mĂȘme prendre le volant de son vĂ©hicule sans risque. Elle se disait ĂȘtre en Ă©tat et personne n’avait tentĂ© de la retenir.

La route se dĂ©roula correctement pendant un bon quart d’heures. A quelques moments, elle sentait ses paupiĂšres lourdes et elle dĂ©viait lĂ©gĂšrement du droit chemin, mais rien de trĂšs grave. Puis, elle Ă©tait seule sur la route alors elle ne gĂȘnait aucun conducteur en virevoltant.

Mais, soudain, le chemin se rĂ©trĂ©cit. Elle ouvrit grand les yeux, surprise par cette forme qui ne pouvait pas ĂȘtre rĂ©elle ! Les effets de l’alcool n’avaient pas agis de suite, et maintenant qu’ils Ă©taient bien prĂ©sents elle ne pouvait plus s’en dĂ©faire. Il ne lui restait pourtant que si peu de chemin jusqu’à chez elle
 Elle pouvait le faire !

Était-ce une silhouette au beau milieu de la route ou son imagination ?

Le lendemain, lorsqu’elle vit son pare-brise brisĂ© et ensanglantĂ© et les informations concernant un individu en fuite qui avait fauchĂ© un jeune homme, elle avait fait le lien.

Alise se plaça sur la pointe de ses pieds. Elle atteignit le haut de son sapin de Noël et y accrocha une étoile.

Cette étoile était destinée à toutes les personnes disparues.

Cette étoile était destinée au frÚre de Néo à qui elle avait arraché la vie à la tombée de la nuit.

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18 réflexions sur “🎄 Nouvelle : Entre chien et loup

  1. Pauline ♄ dit :

    Oh ! je m’attendais Ă  ce que ce soit bien, mais c’Ă©tait PARFAIT ! đŸ˜±âœš
    L’histoire est racontĂ©e avec tellement de lĂ©gĂšretĂ© pour Alise et tellement d’amertume pour le NĂ©o. On lit l’histoire sans avoir envie de deviner la fin parce que l’histoire est douce et est telle une mĂ©lodie avec laquelle on se laisse emporter, bercĂ©e. AprĂšs, on sent la fin approcher, on fait les bons liens aux bons moments et jusqu’aux derniers mots, on ressent quelque chose. Cette « Ă©toile » que la jeune femme met au sapin pour tous les disparus… pour le frĂšre de NĂ©o. Ça arrache le coeur et en mĂȘme temps c’est beau. Ça arrache le coeur, d’une part parce qu’Alise a tuĂ© une personne le soir de NoĂ«l (et pas n’importe qui, le frĂšre d’un de ses voisins de quartier) et d’autre part parce qu’elle ne sait pas que c’est son frĂšre qu’elle a tuĂ©. On repense alors Ă  cette discussion qu’elle a eu avec le jeune homme et on se dit « si seulement elle savait… qu’elle Ă©tait la seule coupable de la tristesse de NĂ©o, la seule coupable de ses blessures et de cette souffrance… Si seulement ! » Moi, en tout cas, je ressors de cette lecture avec une partie de mon coeur lĂ©ger pour toute cette magie de NoĂ«l que tu dĂ©cris trĂšs bien et j’ai l’autre partie qui est lourde Ă  cause de la tristesse, de la douleur, de la « violence » de la chute (la façon dont tu prĂ©sentes la chute est tellement… Inexplicable, mais je peux te dire qu’elle est marquante !).
    Enfin, voilĂ … Je pense avoir tout dit ! TrĂšs belle histoire ✹ J’ai beaucoup aimĂ©, merci beaucoup 😘

    Aimé par 1 personne

    • Alessandra dit :

      Waaaw 😍 s’il y avait un smiley similaire mais avec des larmes en plus, je l’aurais mis !
      Parfait, quand j’ai lu ce mot, je me suis dit « mais nooon, elle exagĂšre voyons » ♄ mais merci beaucoup ♄
      Et si elle savait, est-ce que ça changerait quelque chose ? 😏
      Je suis contente que tu ressortes de ta lecture avec ces deux parallĂšles : la lĂ©gĂšretĂ© et la lourdeur, parce que c’Ă©tait le but 😄
      Ohh, je ne pensais pas que cette chute Ă©tait si marquante, mais c’est cool parce que c’est souvent le but des nouvelles ♄
      Merci à toi, rhoo, je suis à court de mots tellement que ton commentaire me fait chaud au coeur 🙈😘

      Aimé par 1 personne

      • Pauline ♄ dit :

        Oh, ce smiley devrait exister !
        Ah, mais j’ai vraiment ADORÉ ta nouvelle !

        Ah lĂ  est toute la question…
        Oui c’est vrai qu’en gĂ©nĂ©ral la fin est quand mĂȘme la partie la plus importante de l’histoire 😅
        Mais elle est marquante (plus que surprenante je dirais… dans le sens qu’on fait le lien entre les deux personnages lorsque tu reviens 2 ans en arriĂšre.
        Mais on sent que malgrĂ© le temps, la magie qui vivait en NĂ©o s’est enfuie. On sent aussi cette sĂ©paration entre NĂ©o et Alise… Mais pas pour les bonnes raisons puisqu’ils ne sont « juste » pas d’accord sur ce que reprĂ©sente NoĂ«l pour eux, alors que, nous lecteurs, on se dit qu’il y a plus que ça (et c’est frustrant pour nous parce qu’on sait que les personnages ne savent pas) (je ne sais pas si c’est trĂšs clair 😂)).
        Donc voilĂ  pourquoi je trouve la fin marquante… Parce qu’on sent qu’il y a quelque chose derriĂšre qui n’est pas rĂ©glĂ©e. On sent une sorte d’amertume qui flotte dans l’air.

        HĂ©hĂ© 😘

        Aimé par 1 personne

      • Alessandra dit :

        Merci 💖💖
        C’est vrai qu’on peut facilement devinĂ© la fin dĂšs que je reviens 2 ans en arriĂšre (ce que je n’avais pas fait dans la version originale 🙊)
        Je ne sais pas si c’Ă©tait clair, mais j’ai compris 😃 les personnes ont un point de vue diffĂ©rent sans savoir qu’ils ont un passĂ© commun et ils ne le seront peut-ĂȘtre jamais parce qu’Alise veut continuer Ă  vivre dans sa magie de NoĂ«l (d’ailleurs, on connait beaucoup moins son histoire. Elle aurait pu aussi dĂ©tester NoĂ«l depuis qu’elle a tuĂ© quelqu’un ce jour-lĂ …) et NĂ©o n’arrive pas Ă  surpasser la douleur d’avoir perdu son frĂšre et n’y arrivera sans doute jamais, pas complĂštement en tout cas…
        Oui, il y a une amertume qui flotte dans l’air, c’est vrai â˜ș

        Aimé par 1 personne

      • Pauline ♄ dit :

        Je ne pense pas avoir Ă©tĂ© trĂšs claire, mais j’ai l’impression que tu as de plus en plus l’habitude de mes charabias 😂 Mais oui, c’est ça qu’il y a d’intĂ©ressant. Il y a une barriĂšre qui sĂ©pare ces deux personnages qui est plus Ă©vidente pour nous, lecteurs, que pour les personnages eux-mĂȘme (ça y est, c’est reparti pour le charabia de Pauline round 2 😂)
        J’ai beaucoup aimĂ© ta nouvelle ! 💟 J’en veux des comme ça tous les jours 😘

        Aimé par 1 personne

      • Alessandra dit :

        Je pense aussi que c’est parce que j’ai de plus en plus l’habitude de tes charabias que je te comprends đŸ˜‚â€ïž
        Merci mais tu m’as dĂ©jĂ  mise K.O. au round 1 😂 mais j’ai quand mĂȘme compris 😃
        Tous les jours, ça va ĂȘtre difficile 😃 mais j’espĂšre pouvoir en rĂ©Ă©crire bientĂŽt 🙂 j’aimerais avec un thĂšme imposĂ© aussi, ça mettrait du piment 😃

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      • Pauline ♄ dit :

        😘
        Ok, j’y ai rĂ©flĂ©chi et je ne sais pas si ça va t’aider 😂 Mais j’ai pensĂ© Ă  « La nuit » comme thĂšme. Il est assez large, comme ça tu fais ce que tu veux. Mais bon, je l’ai toujours dit… J’adore la nuit ! 🌠

        Aimé par 1 personne

  2. histoirescecile13 dit :

    Wahou ma chĂšre Alessandra ! J’ai adorĂ© lire ton histoire. Tu as bien su nous raconter le thĂšme qui Ă©tait exigĂ© pour la rĂ©daction que votre prof de l’Ă©poque vous proposait. Entre chien et loup : Cette jeune femme dĂ©sargentĂ©e qui aime la magie de NoĂ«l avec peu de moyens et cet homme si riche qui dĂ©teste cette fĂȘte qui reprĂ©sente pour lui que de l’hypocrisie et des dĂ©penses financiĂšres. Puis cette chute vers la fin… La rencontre de deux opposĂ©s…La douceur de la jeune femme et le mĂ©pris de NĂ©o… Et pourtant tout ce que notre hĂ©roĂŻne lui dit concernant NoĂ«l est vrai et sincĂšre… Mais lui il est amĂšre…Puis tu nous embarques en faisant un lien entre nos deux personnages si diffĂ©rents…et pourtant si proches par la mort du frĂšre de NĂ©o… C’est si triste que notre hĂ©roĂŻne ait fauchĂ© la vie de son frĂšre car elle Ă©tait en Ă©tat d’Ă©briĂ©tĂ©…et qu’elle avait tout de mĂȘme conduit son vĂ©hicule ce jour lĂ … C’est si triste et si malheureux ! Aussi bien pour notre hĂ©roĂŻne qui vivra pour toujours avec sa culpabilitĂ© et NĂ©o qui est traumatisĂ© par la mort de son frĂšre et qui plus est le jour de NoĂ«l…J’ai adorĂ© ton histoire et plus particuliĂšrement Ă  la fin…lorsque notre hĂ©roĂŻne accroche l’Ă©toile en haut de son sapin : Ă©toile = mort car les Ă©toiles sont mortes dans notre voie lactĂ©e. J’ai aimĂ© qu’elle dĂ©diĂ© cette Ă©toile au frĂšre de NĂ©o… C’est fort et douloureux Ă  la fois… Tu Ă©cris superbement bien et tu nous embarques… Merci pour ce partage littĂ©raire que j’ai pris grand plaisir Ă  lire…Je t’adore ma petite plume si sensible…et tu sais virevolter telle une magicienne avec les mots ! De gros bisous ❀❀❀

    Aimé par 1 personne

    • Alessandra dit :

      Ohh ma CĂ©cilou, ton commentaire me fait chaud au cƓur 😳
      J’avais vraiment envie de montrer que NoĂ«l n’est pas magique pour tout le monde et que derriĂšre un comportement amer peut se cacher la dĂ©tresse, tout comme derriĂšre un sourire peut se cacher une culpabilitĂ© jamais avouĂ©e…
      C’est vrai que les Ă©toiles sont mortes dans la voie lactĂ©e, c’est une trĂšs bonne interprĂ©tation Ă  laquelle je t’avoue n’avoir pensĂ© qu’Ă  moitiĂ© car je pensais surtout Ă  l’Ă©toile de l’hommage, mais ton interprĂ©tation me plait beaucoup plus et je regrette qu’elle n’ait pas Ă©tĂ© mon idĂ©e premiĂšre 😅
      Merci Ă  toi de toujours entrĂ© dans mon univers et pour tes jolis mots qui rĂ©chauffent toujours mon cƓur et me donnent encore plus confiance 💓 Je t’adore aussi, gros bisous ma belle â€ïžđŸ’‹

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      • histoirescecile13 dit :

        Je t’adore mon Alessandra et ton idĂ©e premiĂšre est tout autant valable. Ce n’est qu’un dĂ©tail car tu as su Ă©crire ton texte et nous transmettre plein d’Ă©motions. Bravo encore pour cette nouvelle. Tu as une jolie plume et un beau jour tu seras au firmament car tu le mĂ©rites vraiment… gros gros bisous ma plume đŸ’˜đŸ’˜đŸ’˜â€â€đŸ’–

        Aimé par 1 personne

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